« Souriez, vous êtes captés ! » : La ville connectée d’aujourd’hui


Publié le 21 septembre 2020

Ces dernières années, de nombreux capteurs ont fait leurs apparitions dans nos villes. Qu’on les remarque ou non, ils font partie intégrante des infrastructures et nous aident au quotidien à faire des économies d’énergies, à sécuriser l’espace public et à gérer les mobilités en ville.

L’exposition “Souriez, vous êtes captés !” présentée par Civiteo, Design Friction, l’École de Design de Nantes Atlantique, LACROIX Group et le groupe Keran nous permettent de comprendre les enjeux d’une “smart city”.

Des capteurs au service de tou·te·s

Des capteurs sensibles à l’environnement

L’environnement fait partie des questionnements majeurs de notre société actuelle. Pollution de l’air ou réchauffement climatique soulèvent de nombreux débats, mais s’accordent sur une même réponse : nous devons préserver et économiser nos ressources.

Pour répondre à cet objectif, l’utilisation quotidienne des capteurs pour l’environnement occupe une place importante dans une ville connectée. On y retrouve des capteurs utilisés dans le réseau d’assainissement de nos villes, qui de par leur analyse de la pression nous permettent de détecter les zones de fuites, mais aussi de vérifier la potabilité de l’eau grâce à des analyses de la conductivité de l’eau.

Certains capteurs sont aussi extrêmement utiles pour anticiper les pics de pollution ou de pollen afin de prévoir les changements de la qualité de l’air. Nantes est particulièrement en pointe sur ce sujet et développe de nombreux capteurs, à l’instar du Atmotrack ou Nuage d’Air Pays de la Loire.

Souriez, vous êtes captés !

Les capteurs météorologiques s’améliorent au fil des années pour fournir des estimations de plus en plus précises. On peut notamment parler des capteurs d’humidité et de pression atmosphérique qui nous permettent aujourd’hui de mieux prédire les intempéries ou les orages.

 La ville s’équipe aujourd’hui de nombreux capteurs qui permettent d’économiser entre 30 et 40% d’électricité dans nos villes, à l’image du capteur photoélectrique, que l’on retrouve sur les poteaux électriques en ville et qui permet de réguler la luminosité en fonction de la nécessité de l’éclairage.

L’optimisation de notre mobilité

C’est aussi sur nos routes qu’une grande partie de ces capteurs ont pris place, notamment avec des radars (prévention des dépassements de vitesses et optimisation des routes), mais aussi des caméras LAPI (détection de plaques et distribution automatique de PV), ou encore la technologie LIDAR, qui permet d’analyser un lieu en 360°.

Plus concrètement, la métropole a récemment mis à disposition un système de lumières, pour informer les citoyens, de la disponibilité en temps réel des places de stationnement dans les parkings de la ville. Idéal pour ne plus tourner en rond à la recherche d’une place !

Des capteurs au service du citoyen

D’autres dispositifs sont mis en place par la collectivité pour garantir notre sécurité : capteurs sonores (dépassement de la limite sonore par un véhicule ou coup de feu par exemple), caméras de surveillance (reconnaissance faciale pour prévenir un attentat ou une dégradation), capteurs Bluetooth (analyse de la circulation) et capteurs infrarouges utilisés dans l’éclairage public permettent de réduire les accidents.

MAIS À QUEL PRIX ?

Bien que l’utilisation de ces capteurs ait des attraits positifs dans notre quotidien, il serait légitime de se poser la question de nos libertés vis-à-vis des données collectées. Un projet similaire de ville totalement connectée porté par Sidewalk Labs (société sœur de Google) a fait son apparition à Toronto avant d’être finalement annulé : il partait d'une démarche respectable et a, au fil de sa mise en place, dévié sur une utilisation commerciale des données récoltées.

Les dérives peuvent être nombreuses : un simple capteur sonore peut se transformer en mouchard et ainsi écouter nos conversations, un capteur d’humidité dévié de son utilisation originale peut déterminer un taux de passage pour une utilisation commerciale, un capteur Bluetooth utilisé pour la circulation peut être transformé en traceur, ou encore des caméras de surveillance peuvent via une reconnaissance faciale suivre n’importe qui.

Mais c’est en mettant en relation toutes ces données collectées par les capteurs que notre liberté d’anonymat et de circulation peut être remise en question. Cependant, des démarches sont réalisées par les collectivités. Nantes Métropole s’est d’ailleurs engagée à encadrer l’usage des données récoltées avec la création d’une charte de la donnée métropolitaine pour la protection des données citoyennes.

Découvrez "Souriez, vous êtes captés !" en images juste ici 👉

Écrit par Mathieu GUINAUDEAU et Axel MICHEL, étudiants à l'ECV Digital Nantes

 

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  Crédit photos : William Jezequel